Ça pique, ça gratte, ça démange, et ça tombe souvent au mauvais moment. Ces sensations désagréables mal placées sont très irritantes. Pourtant, un traitement simple suffit souvent pour être vite soulagée.

Il suffit simplement de se rincer à l’eau claire en rentrant chez soi et d’enfiler des vêtements secs. Au quotidien, on peut faire sa toilette intime, une à deux fois par jour avec un savon sans parfum à Ph neutre ou un savon surgras. Inutile de « décaper » ou d’employer des produits astringents.

En cas de démangeaisons, on peut utiliser ponctuellement des produits d’hygiène intime pour calmer la gêne. Mais certaines irritations, le plus souvent sans gravité, ont des causes moins évidentes. Voici les plus fréquentes avec les moyens de les soulager.

 1- Une intolérance de la peau

Une sensibilité particulière peut être source de démangeaisons intimes. Ainsi, les composants des serviettes hygiéniques et des protège-slips provoquent une gène, puis un besoin irrépressible de se gratter chez certaines femmes.

Le remède : échanger ses garnitures périodiques habituelles contre des serviettes hygiéniques en tissu lavables ou jetables, beaucoup mieux tolérées par la peau. Quant aux protège-slips, ils existent aussi en version tissu mais il est inutile d’en porter tous les jours. Ils doivent être réservés aux début et fin de règles.

2- Une mycose vaginale

Rougeur et démangeaisons sont les premiers signes de mycose vaginale. Cette affection est fréquente puisque des études ont montré qu’une femme sur quatorze en développera au moins une au cours de sa vie (d’après une étude parue en 2007 dans la revue The Lancet).

Ces symptômes sont le plus souvent dus à un champignon, le candida albicans. Dès les premier symptômes, direction la pharmacie. On vous proposera un traitement local comprenant un ovule à placer au fond du vagin le soir au coucher et une crème antifongique à appliquer pendant une semaine.

Sans amélioration dans les trois jours, il faut consulter un médecin. Après un examen clinique, il effectuera, si besoin, un prélèvement, afin d’identifier le germe en cause. En fonction des résultats, il vous prescrira un traitement antimycosique associé à des probiotiques pour restaurer la flore vaginale.

Si vous êtes surtout sujette à ces mycoses pendant ou juste après vos règles, sachez qu’il existe aussi désormais des probiotiques spécifiques contenus dans un tampon utiliser à la place des tampons périodiques classiques.

3- Une sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale concernerait jusqu’à 55% des femmes à tout âge (d’après une étude parue en 2004 dans la revue spécialisée « Journal of Obstetrics and Gynaecology canada »). Cette sécheresse source d’irritations, plus que de démangeaisons, peut être due à une longue période d’abstinence sexuelle, à la prise de certains médicaments (antihistaminiques, antidépresseurs…), surtout au manque d’œstrogènes à la ménopause, à des soins intimes trop agressifs ou une mauvaise hygiène de vie (tabac, alcool).

Rien de dramatique, mais il faut réagir, sinon la vie sexuelle risque d’en pâtir assez vite. On trouve en pharmacie des gels lubrifiants et hydratants à appliquer localement un quart d’heure avant le rapport. On peut aussi introduire directement dans le vagin des capsules d’onagre, de bourrache ou de germe de blé après les avoir percées.

4- Un eczéma ou un psoriasis

L’eczéma et le psoriasis peuvent toucher toutes les parties du corps, y compris la vulve. Ces deux maladies chroniques inflammatoires évoluent par poussées. Dans les deux cas, apparaissent des plaques qui démangent, mais dans le psoriasis, elles sont généralement délimitées avec des squames (sortes de grosses pellicules) épaisses, blanches ou argentées.

Si vous n’avez encore jamais eu ce genre d’inflammation de la peau, il est prudent de consulter votre médecin. Il vous prescrira alors des crèmes à base de corticoïdes à appliquer localement en cas de poussée et des crèmes hydratantes (en vente libre en pharmacie).

5- Un lichen scléreux

Chez les femmes de plus de 65 ans, les démangeaisons peuvent s’accompagner d’une éruption de plaques pigmentées, il est alors impératif de consulter un dermatologue sans attendre. Il peut en effet s’agir d’un lichen scléreux, une affection dermatologique chronique d’origine inconnue, qui exige l’application locale de dermocorticoïdes.

6- Une vulvodynie

Les vulvodynies se manifestent par une sensation d’inconfort de la vulve (brulure, picotements, sécheresse…) et des douleurs au toucher, au contact des vêtements, des tampons, lors des rapports sexuels… pendant plus de trois mois.

La cause de cette affection chronique reste mystérieuse, même si plusieurs médecins considèrent qu’elle est d’origine psychologique. Les patientes sont fréquemment orientées vers un centre de la douleur. On leur prescrit en général des pommades anesthésiantes à utiliser avant les rapports, un antidépresseur ou un antiépileptique à petite dose pour traiter les douleurs, quelquefois de la rééducation périnéale, de la stimulation électrique nerveuse transvaginale et/ou une psychothérapie.